10.07.2008

La préparation continue.

Notre équipe de joyeux lurons s'est déplacée en Haut-Valais ainsi qu'en Haute Savoie pour s'entraîner lors de ces derniers weekends. Les photos vous laisseront découvrir de magnifiques paysages qui étincellent nos rêves.

On aimerait tout de même vous relater nos sorties….

Weekend du 1er août 2008 :

Aline, Gérald, Guénolé et Vincent apprivoisent l'Aiguille Verte par l'arête du Moine. Selon le gardien, la course n’a pas encore été faite cette année et effectivement, il y a encore beaucoup de neige au dessus de 3700m, ce qui ralentit sérieusement une progression aussi sure que possible... Le couloir Whymper se présentant bien (bon regel) et la descente par l’arête du Moine apparaissant particulièrement délicate, ils traversent le sommet et redescendent par le fameux couloir en tirant une vingtaine de rappels... A quatre, avec 2 brins de 40 mètres, la rimaye est franchie à 1h 00 du mat’, à la frontale. Le petit déj’ passe bien au Refuge du Couvercle et sur le coup de 3 h 00, ils s’offrent quelques heures de sommeil. Les échelles en direction du Montenvers les ramènent au boulot avec un léger retard…En résumé, 25 heures de course, une bonne ambiance, beaucoup de concentration, des moments magiques et un peu de fatigue quand même.

Le samedi, Hubert et Paola montent à la cabane de l'Almagellerhütte pour s'acclimater à 2894m. Là ils rencontrent un couple montagnard dans l'âme (Nicolas et Véronique Lecoultre) avec qui ils passent de très bons moments sans oublier un personnage tout à fait particulier. En parlant de l'expédition au Népal, ils se rendent compte que ce fameux montagnard, qui est assis à leur table, a réussi, en 2002, l'ascension de l'Himlung Himal avec Paulo Grobel notre mentor. Il s'agit de Brice. Le monde est vraiment petit, n'est-ce pas ? surtout quand on peut estimer à 50 le nombre d'Européens qui ont approché la région de l'Himlung!
Le lendemain Hub et Paola s'affairent au Weissmies. Les conditions restent superbes. Une légère couche de neige couvre l'arête rocheuse ce qui leur permet de sortir leurs crampons. La magnifique et courte arête neigeuse se profile quelques mètres avant l'arrivée laissant découvrir une vue splendide sur plusieurs glaciers voisins.

Weekend du 26-27 juillet 2008 :

Hubert et Paola décident de bivouaquer à 2700 mètres avant de gravir le Stellihorn à 3400m le lendemain matin. Ils pensaient se retrouver seuls mais une brebis galeuse en a décidé autrement. Accompagnée de son petit, elle leur a fait tourner la tête. Finalement ils se décident à monter laissant le soin à leurs nouveaux animaux domestiques de garder la tente. Les conditions pour grimper jusqu'au sommet sont superbes, et de surcroît ils sont seuls.

Gérald et Aline tentent un triathlon voile-grimpe-festival… Dur dur aussi comme entraînement ! Ils s’en sortent sans séquelles.

Weekend du 19-20 juillet 2008 :

Notre équipe de joyeux lurons est au complet. Nous allons grimper dans la région du Sanetsch le samedi après-midi. Les plus courageux se lancent dans une longue voie qui débute par un 6C. Quant aux autres, ils décident d'arpenter une voie plus facile qui ne s'avère pas si simple pour la débutante de l'équipe. Un petit apéro est improvisé à l'auberge du Sanetsch. Cela nous permet de saluer une charmante demoiselle du nom d'Apoline qui nous émerveille avec sa tenue valaisanne et son humour très fin. Après ce bref instant de repos, nous nous dirigeons vers le glacier avec nos "quelques kilos" sur le dos pour bivouaquer à près de 2800m. A 20h08, nous décidons de poser le camp sur la neige. Aline et Gérald préparent un deuxième apéro et c'est là que les festivités débutent. Sur 3 réchauds, un fonctionne bien. De plus Hubert décide de nourrir les cailloux d'un bon risotto et Gérald colore quelque peu la neige de pâtes. L'ambiance demeure excellente malgré tout….et nous remercions Gérald d'avoir assuré avec son réchaud!
Le dimanche, après une bonne nuit de sommeil, nous allons nous remémorer les moufflages afin d'être au point pour un éventuel sauvetage lors de nos sorties en haute-montagne. Puis, après ces exercices, nous rejoignons le prochain bistrot valaisan afin de siroter des chocolats chauds et de planifier notre prochaine sortie à 6.